Pourquoi ne pas s’inspirer des étiquettes alimentaires pour protéger la sphère privée?

Parmi les efforts visant à rendre l’Internet plus sûr et plus sympathique à l’utilisateur, on remarque plusieurs tentatives de mieux protéger la vie privée et de rendre les informations plus accessibles. Dans ce cadre nous avons récemment vu la proposition Do Not Track (Ne me trace pas !) défendue par la Federal Trade Commission américaine et l’Agence européenne de sécurité des réseaux et de l’information. Un des autres objectifs actuels est de permettre à l’utilisateur de mieux gérer la protection de sa sphère privée et de mieux comprendre les données qu’il partage. Certains sites proposent des outils simplifiés (comme Google ou Facebook), mais il manque toujours une possibilité de savoir rapidement quelles données sont traitées par un site internet.

Une étiquette semblable à celle des produits alimentaires
A mesure qu’il n’est pas raisonnablement possible d’attendre de l’utilisateur d’un site internet qu’il lise toutes les conditions générales et les déclarations de protection de la sphère privée de chaque site qu’il visite (même s’il existe une fiction légale dans ce sens), un affichage simplifié permettrait rapidement de savoir comment sont traitées les informations transmises au site que l’on visite. Plusieurs projets, plus ou moins aboutis, vont dans ce sens. L’idée est séduisante, mais l’absence de consensus sur la méthode les rend néanmoins peu utilisables.

Le site Knowprivacy, les icones Mozilla (Privacy icons) et celles de TRUSTe (TRUSTe Short Notice and Icon Design) sont autant de projets dans ce sens.

Le projet P3P (Platform for Privacy Preferences soit une plateforme pour les préférences en matière de protection de la sphère privée) a été lancé en 2002. Ce projet visait à transposer les déclarations de chaque site dans un standard facilement lisible par l’homme et accompagné de logos, ainsi que dans un format qu’une machine puisse lire. Le navigateur Internet pourrait ainsi décider automatique de visiter certains sites. Malheureusement ce projet n’a pas eu les retombées escomptées et peu de sites l’utilisent.

Si ces projets ne sont pas très connus ni utilisés (probablement en l’absence d’un consensus sur une méthode et un format), il ne fait en revanche aucun doute qu’une étiquette rédigée de manière commune pour tous les sites et montrant les principales informations en un coup d’œil serait bienvenue, tout comme la transmission fiable d’informations à ce sujet directement au navigateur. Celui-ci pourrait alors décider en fonction des instructions préalablement fournies par l’utilisateur  de permettre ou non l’accès au site Internet en question, ou limiter l’accès à certaines parties/fonctions.

Voir également l’étude menée par Patrick Gage Kelley, Lucian Cesca, Joanna Bresee et Lorrie Faith Cranor, Standardizing Privacy Notices: An Online Study of the Nutrition Label Approach

Une réflexion sur “Pourquoi ne pas s’inspirer des étiquettes alimentaires pour protéger la sphère privée?

  1. Eine leicht vergleichbare Standardisierung wäre zweifellose bereits ein kleiner Fortschritt.

    Angesichts der Profitgier heutiger Wirtschaft braucht es aber sehr viel restriktivere internationale Gesetzgebungen.

    Wenn man in Betracht zieht, wie viele Einschränkungen persönlicher Freiheiten die Wirtschaftslobby mit ACTA durchgedrückt hat, so fehlt es ganz einfach an einer Lobby der Gegenseite.

    Die internationale Politik hat sich einmal mehr den Wirtschaftsinteressen (vor allem eines Landes) unterworfen…

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