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Cadre juridique pour les médias sociaux 16 octobre 2013

Posted by Sylvain Métille in Facebook, Google, Humeur, Informatique, Jurisprudence, Protection des données, Sphère privée, Suisse, Surveillance, Téléchargement, Technique.
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Le Conseil fédéral vient de publier son rapport intitulé «Cadre juridique pour les médias sociaux» qui fait suite au postulat «Donnons un cadre juridique aux médias sociaux» déposé il y a deux ans par la Conseillère nationale Viola Amherd.

Le rapport dresse un bon panorama du droit en vigueur en Suisse et à l’étranger. En revanche, il est plutôt décevant et laisse un peu le lecteur sur sa faim s’agissant des propositions d’amélioration et de l’évaluation pratique des moyens légaux disponibles. Il confirme certes que le droit suisse ne présente pas de lacunes importantes et rappelle que même s’il n’y a pas une loi particulière pour les réseaux sociaux ou Internet, il ne s’agit pas d’une zone de non-droit. Ceci est une évidence mais qu’il n’est pas inutile de rappeler.  Le choix du Conseil fédéral de ne pas faire une loi spéciale pour les réseaux sociaux doit aussi être saluée.

Des craintes sans réponses et surtout sans propositions
Le rapport indique à plusieurs reprises qu’il est à craindre que les dispositions légales ne puissent pas être appliquées (car le prestataire de services serait à l’étranger) ou qu’il y a des risques importants pour la sphère privée (même si la loi n’est pas violée), sans apporter de propositions pour améliorer la situation. On ressent un certain fatalisme alors que c’était peut-être le lieu idéal pour défendre les principes ancrés dans le droit suisse et s’assurer de leur application en suggérant de renforce ici et là les moyens à disposition des autorités et des utilisateurs pour faire appliquer le droit déjà en vigueur.

Ainsi selon le droit en vigueur, celui qui transporte des informations entre au moins deux autres parties au moyen de techniques de télécommunication fournit un service de télécommunication (art. 3 let. b LTC). Ce n’est en général pas le cas des exploitants de plateformes sociales, qui constituent plutôt l’une des parties entre lesquelles des informations sont transportées. Toutefois poursuit le Conseil fédéral, il existe des exceptions, où les exploitants de plateformes sont au moins co-responsables du transport d’informations entre des tiers, ce qui fait d’eux des fournisseurs de services de télécommunication au sens de la LTC. Le rapport donne en exemple le cas des messages envoyés par un membre de Facebook à un autre au moyen de Facebook-Messenger, avant de conclure qu’indépendamment du fait qu’il est difficile, avec les instruments actuels, de faire appliquer le droit national des télécommunications contre des exploitants de plateformes sans siège en Suisse et actifs au niveau mondial, de nombreuses dispositions du droit des télécommunications en vigueur ne sont de toute manière pas adaptées aux activités de ces derniers (p. 13)… Aucune proposition n’est toutefois formulée.

Le rapport mentionne qu’il y a aussi lieu de s’interroger sur la validité d’un contrat conclu entre les utilisateurs et les exploitants de plateformes et prévoyant expressément la conservation et l’utilisation non limitées dans le temps de tous les contenus publiés par les utilisateurs sur les réseaux sociaux et qu’il n’est pas exclu qu’un tel contrat puisse dans certains cas être qualifié de transaction juridique contraire au droit de la personnalité (art. 19 al. 2 et art. 20 al. 1 CO, art. 27 al. 2 CC), d’autant plus que les données publiées sur des réseaux sociaux et faisant ensuite l’objet de liens constituent souvent des données sensibles ou des profils de la personnalité et que la proportionnalité entre la prestation et sa contrepartie peut être mise en doute (offre d’une infrastructure de communications de la part de l’exploitant de la plateforme contre transfert très complet de droits d’utilisation des données personnelles de la part des utilisateurs) (pp 25-26). Les conséquences d’une telle illégalité et les mesures à prendre  (par l’Etat ou par l’utilisateur) pour l’éviter ne sont pas abordées non plus.

L’application du droit en vigueur
A plusieurs reprises, le rapport indique qu’il y a des moyens de défense en droit suisse (par exemple les dispositions sur les conditions générales abusives de la LCD ou le besoin de consentement au sens de la LPD). La mise en œuvre concrète de ces moyens aurait pu être analysée plus avant et des recommandations formulées pour en améliorer l’effet (augmentation des compétences et des ressources du préposé à la protection des données, possibilité de fixer des amendes, actions collectives, etc.).

En ce qui concerne le vol d’identité, le Conseil fédéral estime que le droit en vigueur couvre largement les délits liés à l’usurpation d’identité. Il n’est pas nécessaire d’ériger une infraction propre.

Responsabilité des intermédiaires
Le Conseil fédéral revient encore une fois sur la question de la responsabilité des fournisseurs de services qui permettent l’accès à un réseau et charge le Département fédéral de justice et police (DFJP) de voir s’il convient de légiférer sur la responsabilité civile des fournisseurs de services internet. La question de la responsabilité au niveau pénal ne devrait pas être réexaminée. S’agissant de savoir quelles règles du droit des télécommunications devront s’appliquer aux plateformes de médias sociaux, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) traitera ces questions dans le cadre d’une prochaine révision de la loi sur les télécommunications (LTC). Cette question devrait toutefois aussi être prise en compte dans le cadre de la révision en cours de la LSCPT qui est déjà dans les mains du parlement…

Cachons-nous, les voitures Google reviennent ! 7 mai 2013

Posted by Sylvain Métille in Google, Humeur, Localisation, Protection des données, Sphère privée, Suisse.
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En Suisse, l’affaire Google Street View commence en 2009 avec une recommandation du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) que Google conteste. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) est saisi et va encore plus loin en exigeant que l’intégralité des visages et des plaques d’immatriculation soient rendues méconnaissables, au besoin par un travail manuel. Google recourt alors au Tribunal fédéral (TF) et menace de fermer le service Google Street View en Suisse si le jugement du TAF n’est pas annulé.

Probablement indifférent à ces menaces, le TF rend un arrêt le 31 mai 2012 dans lequel il donne raison au Préposé mais admet que l’on ne peut pas exiger de Google un traitement manuel en vue d’atteindre un floutage à 100% et qu’une marge d’erreur minime peut être admise si d’autres conditions strictes sont remplies. Il s’agit en particulier de mettre en place une procédure simple et rapide pour obtenir la suppression des images, de mieux prendre en compte certaines zones sensibles, de réduire la hauteur des caméras de 2.80 m à 2 m (pour éviter de filmer par-dessus les haies et clôtures), etc. De plus, Google doit informer largement la population avant la prise de nouvelles images. Cela devrait être fait ces jours, puisque dès mercredi 8 mai 2013, les voitures Google rouleront à nouveau sur les routes suisses. Le calendrier avec les heures et les localités de passages est publié comme l’a exigé le TF.

Durant la procédure, Google n’avait guère enregistré d’autres images que celles de curiosités touristiques ou de pistes de ski plus ou moins désertes. Les images qui seront enregistrées ces prochaines semaines dans des villes et villages de toute la Suisse devraient être disponibles d’ici quelques mois et vont permettre de combler le retard pris par rapport à d’autres pays.

Quant à l’enregistrement d’informations sur les réseaux wifi non protégés (courriers électroniques, mots de passe, photos, etc.), Google a été condamné dans plusieurs pays. En Suisse, une enquête avait été ouverte par le PFPDT en 2011 et close assez rapidement, suite aux engagements de Google de ne plus enregistrer de telles données.

Ce billet a également été publié sur le site du magazine Bilan, dans la rubrique «les experts».

Protection des données: lobbyistes, on vous a à l’œil ! 27 mars 2013

Posted by Sylvain Métille in Divers, Humeur, Logiciel, Protection des données, Sphère privée, Surveillance, USA.
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L’Union européenne a entamé le processus de réforme de sa législation en matière de protection des données. Au début de l’année 2012, la Commission européenne a présenté un projet de Règlement général sur la protection des données qui s’appliquera à toutes les données personnelles traitées dans l’Union ou à l’extérieur de l’Union si elles concernent des résidents européens.

Le Règlement aura donc un impact direct sur les géants de l’Internet, dont certains sont déjà visés par des procédures dans plusieurs pays européens (on pense notamment à Facebook en Irlande ou Google en France). Il n’en fallait pas moins pour aiguiser les ardeurs des lobbyistes et l’on a rapidement vu un certain nombre d’Américains s’ajouter à ceux qui sont habituellement présents à Bruxelles. Mais ne jetons pas la pierre aux Américains, car les intérêts européens sont également représentés à Washington.

On trouve des entreprises américaines qui veulent empêcher toute limitation européenne à leurs activités actuelles, des organisations américaines de défense de la sphère privée qui soutiennent les mesures protectrices en Europe (et espèrent un effet direct ou indirect aux USA), des Européens (y compris au plus haut niveau politique) qui tentent de obtenir du gouvernement américain qu’il limite ses droit d’accès aux données européennes. Ou encore des entreprises européennes qui souhaitent moins de restrictions et tentent de trouver un appui dans ce sens aux USA.

Les lobbyistes ont largement dépassé le stade de simples discussions de couloirs et deviennent de plus en plus efficaces et influents, ressemblant parfois de manière troublante à des secrétaires parlementaires. Pour mesurer leur influence réelle, une plate-forme participative en ligne, Lobbyplag, compare les propositions des groupes d’intérêts et les amendements au projet de Règlement demandés par les parlementaires dans les différents comités actuellement saisis du projet.

Si l’idée même que l’industrie influence l’élaboration d’une loi n’est pas nouvelle, les ressemblances sont plus que troublantes et il peut être intéressant de savoir qui soutient quoi et par quel biais. En utilisant des données librement accessibles (Open Data) et un financement participatif (crowdfunding), Lobbyplag est un exemple de l’utilisation de moyens informatiques pour renforcer la transparence dans la démocratie. Et prouver que protection des données et transparence peuvent cohabiter !

Ce billet a également été publié sur le site du magazine Bilan, dans la rubrique «les experts».

Un petit drone pour épier ses voisins? 13 mars 2013

Posted by Sylvain Métille in Divers, Humeur, Localisation, Protection des données, Renseignement, Sphère privée, Surveillance, Technique.
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En Suisse, des drones de l’armée sont utilisés régulièrement depuis 2006 pour surveiller les zones frontières. Dans le cas d’un usage par une personne privée, les drones ne sont soumis à aucune autorisation tant qu’ils n’atteignent pas un poids de 30 kilos et que le pilote resté au sol maintient un contact visuel avec l’appareil. Non seulement ces machines volent discrètement, mais elles peuvent aussi embarquer un matériel de pointe capable de procéder à des enregistrements sonores, des prises de vues, des mesures de détection, etc.

La DARPA, une agence du Département américain de la défense, a présenté en début d’année une caméra dotée d’un capteur de 1,8 gigapixels. A 6’000 mètres d’altitude, cette caméra peut couvrir une surface de vingt-cinq kilomètres carrés et y repérer un objet au sol d’une taille de quinze centimètres. On trouve aussi des nanodrones, comme ceux utilisés par l’armée anglaise et qui pèsent quinze grammes (caméra comprise) pour une dizaine de centimètres d’envergure. Loin de ces performances technologiques, un amateur peut déjà trouver un matériel à un prix accessible et qui lui permettra d’obtenir des images de bonne qualité. La surveillance de ses voisins ou de ses concurrents par le ciel est devenue réalité.

La légalité d’une telle démarche ne change pas de celle qui prévaut en matière de vidéosurveillance classique. Les personnes filmées doivent y consentir (ce qui implique d’avoir été informé préalablement) et l’atteinte à la sphère privée des personnes filmées doit être proportionnée par rapport au but poursuivi. Dans certains cas précis, par exemple à des fins de sécurité, il sera possible de passer outre le consentement des personnes filmées en invoquant des intérêts prépondérants. N’empêche que souvent la surveillance sera illégale et restera inaperçue, donc impunie.

Le droit civil et de la protection des données permettent de faire cesser une atteinte illicite et une plainte pénale peut être déposée pour violation du domaine privé au moyen d’un appareil de prise de vues. Voilà pour la théorie, mais dans la pratique le jouet se transforme rapidement en un espion discret, peu coûteux et peu capricieux, contre lequel il est difficile de lutter. Au moins tant et aussi longtemps que le législateur ne le soumettra pas à autorisation, autorisation qui devrait aussi porter sur le but de leur utilisation.

Ce billet a également été publié sur le site du magazine Bilan, dans la rubrique «les experts».

Premier anniversaire 11 octobre 2011

Posted by Sylvain Métille in Divers, Humeur, Liens.
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J’ai lancé ce blog le 11 octobre 2010 soit il y a une année aujourd’hui, sans savoir si il trouverait un écho favorable et si je serais suffisamment inspiré. Il semble que ce soit le cas car ce billet est déjà le 73e.

A fin septembre, le blog comptait plus de 19000 visualisations.

En plus de la page d’accueil, les 5 articles les plus vus sont

- Un couple baise dans le métro: gare au clic trop rapide!

- L’adresse email @facebook.com est promise, mais elle n’est pas encore disponible

- L’utilisateur de Dropbox n’est pas le seul à connaitre la clé de cryptage de ses données

- Do not track: essayons de comprendre

- Pourquoi ne pas s’inspirer des étiquettes alimentaires pour protéger la sphère privée?

Merci de vos visites et vos commentaires!

Dell ou l’enfer du service clients 11 mars 2011

Posted by Sylvain Métille in Divers, Humeur, USA.
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En octobre dernier je me demandais pourquoi Dell me remerciait à chaque appel de les avoir choisis. Les mois ont passé et je ne suis pas revenu sur ce sujet, non pas parce que le problème est résolu, mais plutôt par ce que le but n’est pas d’utiliser ce site pour régler des problèmes personnels.  Cette expérience, au-delà de m’épuiser, me permet de découvrir un peu mieux le fonctionnement d’un service après-vente comme celui de Dell.

Si l’on résume la situation, depuis l’automne dernier j’ai vu défiler une dizaine de techniciens, certains meilleurs que d’autres, pour procéder à différentes réparations, mais essentiellement changer une carte mère. Actuellement elle a été changée cinq fois et rien n’est résolu. Au contraire, on pourrait croire que ma machine est contrariée d’être démontée aussi souvent et commence à montrer des signes de faiblesse.

Après avoir finalement obtenu un échange de la machine (échange système) je reçois un Dell Precision M6500 reconditionné (« refurbished ») en remplacement du modèle M65 défectueux. Ces deux machines sont, selon de nombreux avis, de bons appareils qui rencontrent peu de problèmes en raison de leur prix élevé. (j’en doute sérieusement, sauf pour le prix). Heureux de pouvoir enfin travailler correctement, j’ai dû très vite déchanter car je n’ai pas pu faire démarrer la machine. Apparemment un problème de carte-mère selon le service technique (tiens encore un).

Des doutes sur la qualité du matériel
Cette expérience me laisse songeur :
- comment est-il possible d’avoir cinq fois de suite une pièce défectueuse (ce n’est plus un hasard) ?
- comment peut-on renvoyer un produit de remplacement qui ne démarre même pas ?
- comment expliquer que le même problème se pose sur la machine de remplacement (théoriquement la génération suivante), sachant que je ne peux avoir fait aucune fausse manipulation à ce stade ?
- qu’est-ce qu’un produit « refurbished » (le support technique qui m’a proposé cette solution ne le savait pas lui non plus, il m’a expliqué que c’est un produit pas neuf mais pas vraiment d’occasion mais dans tous les cas contrôlé par le service technique et dont on est sûr qu’il fonctionne) ?

Des doutes sur la qualité du service
Voilà pour le matériel. Sur le service client maintenant, je me pose aussi beaucoup de questions. En fait je suis (ou devrais être) plutôt bien traité car j’ai choisi une garantie supérieure (et onéreuse). Mais je ne dispose pas d’un numéro de téléphone direct pour autant. Enfin après un certain temps on m’en a donné un mais j’ai quand même eu trois intermédiaires auparavant.

Premier constat il est impossible de parler deux fois à la même personne. Après un vingtaine de téléphones (même plus probablement) je commence à avoir de l’expérience. En réalité personne ne sait qui va répondre. Les appels sont placés dans une file d’attente et personne n’a un numéro direct. Même entre eux ils ne peuvent pas se téléphoner (très agréable quand un appel est coupé, ce qui arrive toujours une fois ou l’autre tellement le réseau utilisé est mauvais), ni ne savent où se trouve la personne qui a pris le téléphone précédent (elle peut être dans un autre bureau, État ou pays).

Second constat, il y a des procédures précises (on s’excuse etc.) et des réponses types. Mais lorsque l’on n’est pas dans un cas prévu par le protocole c’est clairement l’enfer. Un même appel m’a mené auprès de cinq personnes qui m’ont chaque fois redemandé mes coordonnées, les raisons de mon appel etc.

Troisième constat il y a différentes qualités d’intervention et différents niveaux. Certains sont communiqués d’autres pas. Je suis passé du service client niveau un au service client niveau deux en raison des difficultés rencontrées (mais je n’ai pas vu de progrès).

Petit florilège
Quelques expériences étranges rencontrées ces derniers jours :
- Je demande un remboursement et mon interlocuteur ricane (alors que je viens de lui expliquer le temps perdu depuis octobre, etc.) !
- Le service client me renvoie au service technique qui me renvoie au service client qui me dit que c’est le service technique qui est compétent…
- Après avoir téléphoné une bonne dizaine de fois et avoir autant de numéros de dossiers, on me répond soudainement que la garantie n’est pas valable (elle est valable les autres) ou que mon numéro de service n’est pas valide. J’adore cela surtout quand j’appelle pour la quatrième fois le même jour et que les trois premières fois  il est valide !
- Lorsque j’annonce que l’ordinateur de remplacement ne démarre pas on me demande quel est le problème… puis plus tard avant de transférer mon appel à un autre collaborateur on me demande quel est finalement le problème principal avec mon ordinateur !
- Certaines interventions sont de la compétence exclusive d’un manageur ou d’un superviseur mais il est impossible de lui parler (existe-t-il vraiment ?).
- Les courriels mentionnent l’adresse du superviseur auquel on est invité à dire comment l’employé a travaillé. Je l’ai utilisé une fois pour me plaindre… et c’est l’employé  en question qui m’a répondu directement !

Vendredi matin, après trois heures d’appel et les trente dernières minutes passées à attendre on m’a indiqué qu’il est difficile pour le service client de joindre le service technique et que l’on me rappellera lundi matin. En attendant j’attends et j’espère… ou désespère.

Mise à jour le 1er juin 2011
Après de longs mois passés à échanger des courriels, téléphones et voir défiler des techniciens il est temps de tirer un bilan de mon expérience des produits Dell et surtout du traitement réservé aux clients (catégorie entreprise). Dell me laisse l’impression d’un service client médiocre et des réponses techniques peu professionnelles. Après 6 mois j’ai enfin obtenu une autre machine qui fonctionne mais différente de ma machine originale (plus grosse et plus lourde, avec un clavier et des programmes dans une autre langue). Pour rappel la machine défectueuse a été achetée en Suisse et est couverte par une garantie internationale valable (dont on m’avait évidemment promis à l’achat qu’elle m’assurait la même efficacité qu’en Suisse). Or aux Etats-Unis, Dell m’a indiqué que la garantie internationale ne couvrait pas les parties nationales…

Autrement dit les logiciels dans une autre langue et surtout le clavier ne sont pas couverts. J’ai beaucoup de peine à y croire mais c’est ainsi que la société procède. J’ai donc dû acheter et installer par mes soins un clavier en Suisse (et payer le port et les frais de douane). Dell m’a confirmé à plusieurs reprises que même si elle le voulait, la société n’était pas capable de faire venir un clavier suisse sur sol américain (ce que j’ai pu faire en quelques clics via un site officiel agréé Dell).

J’ai également reçu nombre d’informations contradictoires, des mauvaises pièces (les vis avaient aussi un problème, etc). Contrairement à ce qui m’avait été garanti, certaines fonctions de l’ordinateur ne sont pas compatibles avec un clavier non US. Lassé du téléphone j’ai testé le «chat» pour commander des pièces de remplacement mais cela été tout aussi mauvais: le technicien s’est tout à tout déconnecté et j’ai pu recommencer.

Dell semble plus préoccupé par son image que par les problèmes de ses clients
Dell a réagi très rapidement à un message que j’avais posté sur Twitter mais n’a pas apporté de solution réelle. En revanche, la société s’est empressée de prendre des nouvelles lorsqu’elle a cru que la situation était résolue, espérant vraisemblablement avoir un retour positif visible sur internet. Cela me donne l’impression que l’entreprise soigne plus son image que ses clients.

Le service technique m’a finalement conseillé de m’approcher du service juridique à qui j’ai écrit une lettre (pas d’adresse électronique disponible) restée sans réponse. J’ai également envoyé deux courriers à Dell Suisse, qui n’a pas plus pris la peine, ni de m’assister, ni de me répondre.

Dell sait certainement qu’en épuisant ses clients ils finiront par abandonner (les contacts téléphoniques sont tellement compliqués). Quant aux risques juridiques, la société a compris que peu de clients (même si ils sont entièrement dans leur bon droit) vont intenter individuellement un procès pour une machine à moins de 3000.-. La seule solution serait d’engager une action collective.

En conclusion, les services de Dell se sont continuellement excusés et m’ont remercié mais n’ont pas été capable de m’apporter une vraie solution, ni n’ont respecté leurs engagements ni la garantie encore valable, ni n’ont répondu à mes courriers au service juridique. Au niveaux des réseaux sociaux, Dell semble mener une veille plutôt efficace pour détecter les commentaires négatifs et la société tente d’y interagir pour améliorer son image, mais sans apporter sur le fonds de meilleures prestations que les autres services.

Merci d’avoir choisi Dell !

Deux vidéos à partager 4 février 2011

Posted by Sylvain Métille in Divers, Humeur, Technique, Vidéosurveillance.
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Aujourd’hui je vous présente deux vidéos amusantes provenant Internet. On doit la première au journaliste Jean-Christophe Laurence (cyberpress) qui a placé de jeunes enfants devant des anciens objets des années 80/90 et leur demande d’en découvrir l’utilité.

La seconde est une vidéo de 1947 proposée par l’Office national de radiodiffusion télévision française et imaginant l’utilisation future de la vidéosurveillance pour attraper un voleur dans les rues de Paris privées d’agents.

Les temps changent…

Mise à jour (23 février 2011)
Jean-Christophe Laurence récidive avec un nouvel article intitulé âge d’or du techno, d’où est tiré la vidéo ci-dessous. Il a cette fois présenté une clé USB, une webcam, une manette Wii, une souris d’ordinateur et une tablette à quelques personnes âgées de 75 à 99 ans.

Thank you for choosing Dell ! 21 octobre 2010

Posted by Sylvain Métille in Humeur, USA.
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Me revoilà en négociation avec le service clients Dell. Lors de l’achat de mon portable Latitude il y a trois ans, j’avais rencontré de très nombreux problèmes (plusieurs changements d’écran, nombreuses visites de techniciens, des dizaines de courriels et de téléphones). Cela avait passé par un changement pour une autre machine et s’était terminé un autre model plus robuste, une Workstation Precision M65 (en français dans le texte).

Récemment, mon ventilateur s’est pris pour un hélicoptère avant de mourir gentiment. J’ai donc contacté le service clients Dell en Suisse qui a pris contact avec son homologue américain (je réside actuellement en Californie) qui m’a envoyé quelqu’un deux jours après. En résumé j’ai vu un technicien d’une entreprise avec le mauvais ventilateur, puis un deuxième technicien d’une autre entreprise avec deux mauvais ventilateurs, puis le même technicien est revenu alors que j’étais absent (il avait un faux numéro de téléphone et un faux nom, qui étaient pourtant justes la fois précédente).

C’est à ce moment que je reçois un téléphone de Dell qui s’annonce par le nom de l’interlocuteur et la phrase magique « Thank you for choosing Dell » (merci d’avoir choisi Dell). Il voulait juste s’assurer que j’étais satisfait de la résolution de mon problème. Je profite donc de lui faire part du fait que je ne suis pas satisfait et que le problème n’est pas résolu et il me répond : « Thank you for choosing Dell »… puis en traduction simplifiée quelque chose comme je pense qu’un technicien reprendra alors contact avec vous ! Face à ma réaction (…), il s’est assuré qu’un rendez-vous soit pris.

Le technicien est alors revenu avec le bon ventilateur et a constaté que son collègue avait endommagé une pièce la fois précédente (j’avais déjà constaté). Deux téléphones plus tard il a pu obtenir le remplacement de cette pièce et j’attends donc une prise de rendez-vous pour le remplacement !

J’ai crû comprendre qu’une machine achetée en Europe (overseas) est troublante pour un américain, ce qui conduit à croire que le nom du model est faut, que le numéro de série est impossible, que mon nom est imprononçable et que mon numéro de téléphone change tout seul. Par contre je n’ai vraiment pas compris pourquoi on me remercie tout le temps d’avoir choisi Dell, et surtout pas lorsque je téléphone justement parce que je ne suis pas satisfait ou parce que je suis contraint de le faire pour me plaindre d’une réparation ou d’un retard. Est vraiment un choix d’avoir choisi Dell à ce moment là ?

Thank you for reading this !

 

Parfois le blog sera agrémenté d’un billet d’humeur comme celui-ci, inspiré par une expérience personnelle. Plus léger, il s’affranchira de la rigueur scientifique des autres articles.

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